Laurence Amélie | Laurence Amélie
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Laurence Amélie

I’ve been painting for about 15 years. Being the daughter of two abstract painters, it may seem strange for me to paint flowers and fabrics, but I don’t feel quite ready to try the magnificent leap into the void which is the Abstract, someday perhaps…

Meanwhile I paint that which moves me, flowers growing haphazard, bucolic nature, its poetic disorder, and tutus abandoned in a disparate fashion.

Anarchic nature, like the iconoclastic way of presenting tutus slipping off their hangers, wouldn’t mean anything to most of us, only accident, an error of man or of nature.

Jean Cocteau in his Letters to Mitoraj wrote: « sanctify yours errors ».

This perfectly describes my way of painting in an impressionist fashion leaving free access to imagination, to improvisation, to the fantasy of tachism wich like an obstinate insect will go where my conscience doesn’t expect it to, but my subconscious will delight, and repercut from splash to splash, accidents from unfettered brush, strokes wich the canvas is expecting; serene liberty, a sliver of absolute.

Each canvas, receiving striates of colors and washes, ends up almost acquiring its soul.

Humbly, I try to obey to this, and become just the vector of the instant.

I thank life and all those who encouraged me to able, everyday, in my studio to feel this liberty to begin,with each creation, a marvelous adventure.

 

Laurence Schneider

Merci à tous d’avoir pris le temps de parcourir mon site et d’arriver jusqu’à cette page.

Au lieu d’un texte lyrique et pontifiant, je vais tout simplement vous parler avec mon cœur, de ma peinture.

Je peins depuis bientôt quinze ans, fille de deux peintres abstraits, il semble fou de ne peindre que des fleurs et des étoffes, cependant je ne pense pas être arrivée à être suffisamment ‘pure’ picturalement pour tenter le magnifique saut dans le vide qu’est l’abstraction, un jour peut-être.

En attendant, je peins ce qui m’émeut : les fleurs en friche, la nature bucolique, son poétique désordre ainsi que les tutus abandonnés de façon disparate.

La nature archaïque, comme la façon iconoclaste de représenter les tutus de guingois sur leurs cintres déglingués ne signifieront rien pour la plupart d’entre-nous, rien que de l’accident, une erreur de l’homme ou de la nature.

Pourtant, Jean Cocteau, dans Lettres à mitoraj écrivait : « Sanctifiez vos erreurs ». Ceci décrit parfaitement ma démarche picturale, d’une façon impressionniste en laissant libre court à l’imaginaire, au désordre, à l’anarchie du tachisme qui tel un enfant gâté ira se placer là où mon conscient ne l’attend pas, mais dont mon inconscient se délectera, et répercutera de tâche en tâche, d’accidents en coups de pinceaux débridés, ce que la toile qui frémit exige de moi, une sereine liberté, un frisson d’absolu.

Chaque toile, à force de recevoir strates de couleurs et déglacis, finit presque par acquérir son âme.

Humblement, j’essaie de lui obéir, ne deviens que le vecteur de l’instant.

Je remercie la vie et tous ceux qui m’ont soutenue pour pouvoir ainsi chaque jour dans mon atelier ressentir cette liberté d’entreprendre à chaque création, une merveilleuse aventure.

 

Laurence Schneider